(Chapitre II - Les limites
de l'absolutisme)
Section II - Les Etats
généraux
Les Etats généraux trouvent leur
lointaine origine doctrinale dans l'obligation féodale d'aide
et de conseil et leur origine historique dans la réunion par
Philippe le Bel, en 1302, d'une assemblée de clercs, de nobles
et de bourgeois afin d'être soutenu dans sa lutte contre le
pape Boniface VIII.
Jusqu'au XVe siècle, les Etats
généraux furent souvent réunis pour obtenir des
subsides. Mais, la guerre de Cent ans ayant établi le principe
de l'impôt permanent, lié à l'armée royale
permanente, l'appel aux Etats généraux fut moins une
nécessité qu'auparavant. Ils connurent alors une crise
qui aboutit à leur suppression.
§ 1 - La crise
§ 2 - La suppression (et... le retour
à la fin)
- Mal organisés, manquant de
solidarité, les Etats généraux ne purent
traduire institutionnellement leurs prétentions à la
souveraineté et apparurent finalement comme une institution
encombrante. C'est pourquoi les Bourbons, dans le cadre leur
politique de restauration du pouvoir monarchique, cessèrent
de les convoquer après 1614 ( minorité de Louis XIII
: dernière convocation avant 1789).
- Pendant quelque temps, il sembla utile de
convoquer des assemblées de notables, une institution qui,
à l'origine, se distinguait mal des Etats
généraux, mais qui avec l'âge s'était
révélée comme une formule beaucoup plus
simple et, surtout, beaucoup plus souple (des convocations
individuelles remplaçaient les élections). On n'en
convoqua plus après 1627.
- Lorsque, en 1788, la convocation des Etats
généraux apparut comme l'ultime recours de la
monarchie, l'institution était tellement oubliée
qu'il fallut entreprendre des recherches historiques pour en
redécouvrir la procédure de convocation et le mode
de fonctionnement.
- En 1789, les Etats généraux,
réunis le 5 mai, se transformèrent en
Assemblée Nationale le 17 juin et en Assemblée
Constituante le 9 juillet. C'était la fin de l'Ancien
Régime.
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