(Chapitre I - La santé publique)

 

Section III - La protection de l'environnement

 

§ 1 - Les nuisances domestiques

A - Les cadavres

B - Les excréments

Aussi ancien que celui de la gestion des cadavres, le traitement des excréments a pris une acuité considérable avec le développement des villes, et surtout de Paris. Les mesures imposant de construire des fosses d'aisance furent innombrables, car au Moyen Age, lorsqu'on n'avait pas un cours d'eau servant d'égout, tout allait à la rue et relevait du balayage (c'est pourquoi, l'hygiène s'est longtemps appelée administrativement la "voirie" et que les ramasseurs d'ordures s'appellent toujours des "boueux" ou "éboueurs"). Le recyclage des excréments fut fort bien organisé tant que la population des grandes villes resta dans certaines limites (moins du million d'habitants). Une profession, bien formée et rigoureusement contrôlée, réalisait les vidanges (de nuit ou le matin). A Paris, les matières étaient déposées, à Montfaucon dans des cuves de décantation, pour séparer les "eaux vannes", rejetées à la Seine, des matières sèches formant la "poudrette", vendue comme engrais aux paysans et aux maraîchers d'Ile de France, lesquels alimentaient les Parisiens (d'où un recyclage parfait).

C - Le reste

§ 2 - Les nuisances industrielles

La conviction qu'il faut éloigner certaines activités des communautés humaines n'est pas nouvelle. En revanche, le terme de "pollution", faisant référence aux interdits sacrés, a remplacé le terme médical d'"infection.

A - "Infection" de l'air

B - "Infection" de l'eau

En ce qui concernait la pollution de l'eau, Delamare nous signale les tanneries, mégisseries et teintureries (pollution de l'eau), établissements qui doivent être installés en aval des villes. Pour les teintureries, Delamare préconise même de fair décanter l'eau avant de l'envoyer au fleuve.

C- Industrie chimique

 

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