Université Paris X - NANTERRE

Maîtrise : Histoire de l'administration publique

Professeur Jean-Pierre Baud

(1er semestre de l'année 2007-2008) - IIe partie, titre I, chapitre 3


 

 

 Chapitre 3

La poursuite des crimes et délits

 

 

 

Bien que la police judiciaire (la police mise au service de la justice pénale) soit une tâche traditionnelle de la police (historiquement issue de la justice), il s'est révélé nécessaire de créer des services spécialisés dans l'identification et l'arrestation des délinquants.

 

 

¶ I - L'identification

 

En général, la question de l'identification des administrés, qu'ils soient ou non délinquants, est à l'ordre du jour dans les derniers siècles de l'Ancien Régime.
Bien que l'usage soit établi depuis le Moyen Age (peut-être en relation avec les vengeances privées), de porter un nom de famille, cet usage n'est devenu une obligation légale qu'à la suite du décret du 20 sept 1790 sur l'Etat civil.
C'est aussi au XVIIIe siècle que l'administration, malgré l'opposition de l'aristocratie vexée par cette uniformisation des adresses, a imposé l'obligation de numéroter les maisons.
L'identification par le nom et le numéro de rue est aujourd'hui généralisée à l'ensemble des pays développés. En revanche, l'obligation de porter une pièce d'identité, acceptée de longue date en France, n'a pas fait l'objet de la même adhésion. Notons à ce propos qu'aux Etats-Unis le permis de conduire remplit, en pratique, la fonction de pièce d'identité, au point qu'un non-conducteur fait en quelque sorte figure de marginal.
Mais, quelle que soit sa nature, la pièce d'identité est une sorte de fiche transportée avec l'individu qu'elle identifie. Ceci nous conduit donc à étudier la fiche et le fichage.

 

§ 1 - La fiche

 

 

§ 2 – L’utilisation du fichier

 

 

¶ II - L'arrestation

 

§ 1 - A Paris

La Préfecture de Police de Paris a confirmé sa réputation de supériorité technique en créant, aux alentours, en 1811-1812, un Service de sûreté au sein de laquelle fut créée, en 1912 la Brigade criminelle. Par arrêté du 3 août 1913, le Préfet de police Célestin Hennion intégra la brigade criminelle dans une direction de la police judiciaire.

 

§ 2 - Province

 


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