Université Paris X - NANTERRE

Maîtrise : Histoire de l'administration publique

(1er semestre de l'année 2007-2008) - IIe partie, titre I, chapitre 4


 

 

 Chapitre 4

L'unification de la police nationale

 

 

 

¶ I - L'étatisation de polices municipales

 

Par définition, la police, qui désigne la ville, a une origine urbaine. Sous l'Ancien Régime, face à des polices seigneuriales qui n'avaient plus qu'une existence nominale et qui, de toute façon ne concernaient pas (sauf exception) les villes, il n'existait que la gendarmerie du roi et les autorités de police municipale.
On comprend donc que Louis XIV, dans sa politique globale de centralisation, ait eu le désir de les contrôler. Il inaugura ainsi une politique qui eut deux pôles : l'établissement de commissaires de police et l'étatisation des policiers municipaux.

 

§ 1 - Les commissaires de police

 

 

§ 2 - Les Policiers subalternes

 

 

¶ II - La rivalité de la Préfecture de police et de la Sûreté

 

La dernière grande ville française dont la police fut étatisée est ... la ville de Paris. Encore fallut-il attendre 1966.

 

§ 1 - Origine des deux institutions

 

A - Le Préfet de police

Il succède en 1800 (après l'interruption révolutionnaire) au lieutenant général de police créé au XVIIe siècle par Louis XIV. La Préfecture de police est, depuis le Consulat, chargée de la police dans le département de la Seine. Sa supériorité technique par rapport aux polices autres que la gendarmerie explique qu'elle a été pendant très longtemps considérée comme bien supérieure à la Sûreté.

B - La Sûreté générale

Elle apparaît en 1820 au sein du ministère de l'Intérieur, c'est en fait ce qui reste du ministère de la Police, créé sous le Directoire et supprimé au début de la Restauration.

 

§ 2 - La rivalité et la création de la Police nationale

 

En 1944, réapparaît la Sûreté Nationale. Il faudra attendre la loi du 10 juillet 1966 (à la suite des dysfonctionnements policiers révélés en 1965 par l'affaire Ben Barka) pour que soit créée l'actuelle Police Nationale, laquelle comprend expressément la Préfecture de Police. Ce serait cependant faire preuve de naïveté que de croire qu'une réforme administrative de ce genre ait réellement mis un terme aux rivalités policières dont l'actualité donne toujours des illustrations.


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