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de transistors, pacage de lambrettas, élevage d'alfaroméos, etc... L'indigène, cependant, n'aime pas son travail et fait tout son possible pour retarder le moment où il s'y mettra; chose curieuse, les chefs du village semblent l'y aider, en éliminant, par exemple, les moyens de transport habituels, en arrachant les rails des tramways primitifs, en jetant la confusion dans la circulation par de larges bandes jaunes peintes le long des chemins muletiers (avec une évidente signification de tabou), et enfin en creusant des trous profonds aux endroits les plus inattendus, dans lesquels de nombreux indigènes tombent et sont probablement sacrifiés aux divinités locales. Il est difficile d'expliquer psychologiquement l'attitude des chefs du village, mais cette destruction rituelle des moyens de communication est liée sans nul doute aux rites de résurrection (on pense évidemment qu'en entassant une foule d'habitants dans les entrailles de la terre, il naîtra de leur immolation sous forme de semences des individus plus forts et plus robustes). Mais la population a immédiatement réagi par un net syndrome névrotique à cette attitude de leurs chefs, élaborant un culte né apparemment par génération spontanée, exemple caractéristique d'exaltation collective: le "culte du métropolitain". C'est à dire qu'à des époques déterminées, le bruit se propage à travers le village, et les indigène sont possédés par la certitude quasi-mystique qu'un jour, d'énormes véhicules circuleront dans les entrailles de la terre., transportant chaque individu, à une vitesse prodigieuse, à n'importe quel endroit du village.1"

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1U. ECO

Pastiches et postichesMessidorParis1988pp 119-120

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