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externe" ou "nourrice à distance") qui nourrissait l'enfant au sein,
soit au biberon (nourrice sèche).
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L'étude tiendra compte de la condition socio-familiale, du choix de
la nourrice et de ses motivations.


A) La condition socio-familiale


Les nourrices sont souvent paysannes et on retrouve fréquemment
des femmes de vignerons: "A la campagne, d'une manière générale,
la mamelle en tant que ressource financière complète la vigne. Dans
certaines zones, 80 % des parents nourriciers sont des vignerons".
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En effet, les lieux de nourrissage étaient surtout les campagnes
entourant les villes (Lyon, Paris, Marseille).
Paris, par exemple, envoie les nourrissons plus particuliè-rement
dans les départements de la Marne, de la Seine et Oise et de l'Eure
et Loire, mais recrute les nourrices sur lieu dans le Morvan, la
Bourgogne, la Normandie, la Bretagne et la Picardie.
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Les nourrices peuvent être indifféremment mariées ou filles-mères.
Les statistiques du département de la Seine donnent, par exemple,
pour les nourrices présentées à l'inscription, entre 1880 et 1900:
*environ 21 à 31 % de célibataires,
*64 à 77 % de femmes mariées, et
*1,6 à 5 % de veuves et célibataires.


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8A. Martin-Fugier, "La fin des nourrices", in Le mouvement

social, octobre-décembre 1978,p. 12.

9E. Leroy Ladurie, L'allaitement en France au 18ème siècle, p.

19, cité par B. Jarrias Luc, L'allaitement au sein au 19ème

siècle,thèse médecine, Lyon, 1989,p. 92.

10B. Jarrias Luc, op. cit.,p. 79.