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nourrices ailleurs qu'au bureau des recommanderesses lesquelles
avaient seules le privilège de louer des nourrices à Paris".33
Ce privilège fut confirmé par lettres patentes de 1615, et par les
déclarations du 29 janvier 1715 et du 1er mars 1727. Ces
déclarations portaient le nombre des recommandaresses de deux à
quatre, et organisaient leur service d'une manière uniforme.34
Enfin, ce service fut enlevé aux recommandaresses par une
déclaration du 27 juillet 1769, qui établit le bureau des nourrices,
rue Sainte Appoline à Paris. Un semblable bureau fut établi à Lyon
par lettres patentes du mois de mai 1780.35
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B) Le bureau des nourrices de Paris
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On l'appelle aussi bureau municipal ou grand bureau.
Cette institution avait pour "mission de procurer aux habitants de
Paris de bonnes nourrices, soumises à une surveillance sérieuse, de
leur garantir le paiement régulier de leurs salaires".36
Le bureau des nourrices était administré par un directeur et
représenté dans chaque arrondissement de sous-préfecture par des
préposés chargés de choisir et de surveiller les nourrices, de concert
avec un médecin.

En outre, des inspecteurs étaient envoyés tous les ans pour
examiner les enfants, vérifier la comptabilité des préposés et
contrôler leurs actes.


33 Répertoire Dalloz, 19ème siècle, article Nourrice.

34 Ibid.
35 Ibid.

36 M. Block, Dictionnaire de l'Administration française, Paris,

Nancy, Berger-Levraut, 2 tomes, article " Nourrice ".
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