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l'autorisation expresse des parents
? Selon Anne Martin Fugier, "la
réponse est prudente. La nourrice a le droit de
légitime défense" et,
si l'allaitement est dangereux pour elle, le médecin
le lui
déconseillera. Cependant, il s'abstiendra de
préciser ses raisons,
particulièrement dans le cas d'un enfant
contaminé par la syphilis.
"Agir autrement serait exposer les parents de l'enfant
à des
tentatives de chantage".63
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3) La
prise en charge des
dépenses
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Les dépenses du service de la
protection sont à la charge de l'Etat
et des départements intéressés. Le
premier prend en charge la
moitié des dépenses, le reste devant
être supporté par le
département d'accueil et le département
d'origine des enfants sur
une base fixée tous les trois mois par le Ministre de
l'Intérieur. (L.
art. 15)
Toutefois, le contrôle dans les départements a
aussi été assuré par
des institutions bénévoles: institution de
comité de patronage dès
1861 sur une initiative du Préfet du Loir-et-Cher,
sorte de comités
locaux chargés de visiter les enfants et de
surveiller les nourrices,
organisation d'un service de surveillance des nourrissons
par la
Société Protectrice de l'Enfance de Paris
fondée en 1865. ("Elle
s'adresse soit aux médecins de province, soit aux
comités de
patronage auxquels elle demande de voir chaque mois les
enfants
placés et de lui envoyer gratuitement les
renseignements recueillis
par eux.")64.



63 A.
Martin Fugier, op. cit., p. 19.

64 A.
Martin Fugier, op. cit., p. 30.
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