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chose hors commerce est précise: cette notion n'est pas à prendre
au sens économique. "C'est une chose qui ne peut pas faire l'objet de
convention. C'est une chose qui ne peut pas changer de
propriétaire".114
"Elle ne peut être cédée, même gratuitement, car elle échappe à
l'emprise de la volonté".115
"Traditionnellement, cette expression sert à désigner les choses qui
ne sont pas susceptibles d'appropriation privée, d'aliénation".116
Le corps humain est donc indisponible, inaliénable, puisqu'il n'est
pas une chose, et à ce titre, ne peut être l'objet d'aucune
appropriation.117
L'objet étant, selon l'article 1126, la chose que l'on s'oblige à
donner, à faire ou à ne pas faire.
"La portée de l'article 1128 est très large puisqu'on s'interdit ainsi
non seulement le rapport marchand rémunéré, mais tout échange
même gratuit, toute circulation".118
Le corps vivant dans sa totalité et dépositaire d'un sujet de droit
(confondu donc avec la personne) jouit de ce principe
d'indisponibilité.119


conventions (res in commercio) et les choses qui étaient hors

du commerce (res extra commercium).
Ainsi, chaque fois que l'on invoque l'article 1128 du Code
Civil à propos de l'être humain, on affirme que le corps est

une chose" (J-P. Baud, op. cit., p. 26).

114 X. Labbée, La condition juridique du corps humain avant la

naissance et après la mort, Lille, 1990, p. 416.

115 M-A. Hermitte, Le corps hors du commerce, hors du

marché, in Archives de philosophie du droit, XXXIII, la

philosophie du droit aujourd'hui, Paris, Sirey, 1988, p. 325.

116 X. Labbée, op. cit., p. 336.

117 D. Thouvenin, "La disponibilité du corps humain: corps
sujet ou corps objet ?", Actes, nº 49-50, Paris, juin 1985, p.

37.

118 M-A. Hermitte., "Le corps hors du commerce, hors du

marché", p. 325

119 D. Borillo, l'Homme propriétaire de lui-même, le droit face
aux représentations populaires et savantes du corps, Thèse
de Doctorat, Université Louis Pasteur, Strasbourg, 1991, p.

251.
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