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La licéité du
prélèvement et du don de lait est
subordonnée au
respect de l'arrêté du 10 février 1995
relatif aux conditions
techniques de fonctionnement des lactariums152 et de la loi du 18
décembre 1989.153 Le "lait
donné" va ensuite être vendu par le
lactarium. L´individu dispose-t-il d´un droit sur
son corps et, dans
l´affirmative, s´agit-il d´un droit de
propriété ?
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A) Le droit de l'individu sur son
corps

1) L'individu dispose-t-il d'un
droit sur son
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Est- ce un droit d'usufruit, comme
le prétendent certains ?
Selon J. Carbonnier, l'opinion la plus répandue voit
plutôt dans le
droit sur le propre corps "un droit de la
personnalité, un des droits
primordiaux qui appartiennent à l'individu ; il y a
un droit à la vie
et à l'intégrité corporelle (Cf.
Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme, art. 3; Convention Européenne des Droits de
l'Homme, art.
2), au même titre qu'un droit au nom ou un droit
à l'honneur".
Cependant, J. Carbonnier se demande "s'il est bien exact de
parler
d'un droit subjectif quelconque pour qualifier la relation
de la
personne avec son corps ; plus que d'un droit subjectif, il
s'agit
d'une liberté, d'une des expressions de la
liberté physique".154



152 Cet
arrêté abroge celui du 18 août 1983
fixant les
conditions d'installation et de fonctionnemnt
des lactariums
qui précisait en outre dans son article
3 que la donneuse
devait présenter un certificat
médical devant attester que le
don de lait n'etait pas susceptible de nuire
à sa santé et à

celle de son enfant.
153 Loi
nº 89-899 du 18 décembre 1989 relative à
la
protection et à la promotion de la
santé de la famille et de
l'enfance et adaptant la législation
sanitaire et sociale aux
transferts de compétence en
matière d'aide sociale et de

santé, parue au J.O. du 19
décembre 1989, p. 15735.

154 J.
Carbonnier, op. cit., p. 22-23.
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