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Il faut noter que 2 mères "altruistes" ont éprouvé un sentiment de
fierté, d'être une "bonne nourrice", "d'avoir autant de lait".180
Ainsi, il ressort de cette enquête sur un échantillon représentatif
que les donneuses de lait ont des motivations que l'on peut
regrouper en trois catégories.
La première comprend les motivations "altruistes". Dans la
deuxième figurent les réponses de mode "obligatoire" (devoir
accompli). Enfin la troisième regroupe les réponses "utilitaristes"
(accomplir une bonne action).
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D'après G. Delaisi de Parseval, " indépendamment des motivations
humanitaires, les mères qui donnent leur lait trouvent une
immense gratification narcissique (...) dans le fait qu'elles sont
considérées comme de bonnes mères par l'équipe du lactarium, par
éventuellement leur famille ".
Ainsi elles sont réconfortées dans l'image de bonne mère. Ce sont
souvent des femmes (...) saisissant cette occasion, souvent tout à fait
par hasard, qui leur est offerte de donner du lait, s'en servant pour
réparer des difficultés personnelles souvent liées à la sphère de la
fertilité, soit à la réparation d'un problème de conception pour
l'enfant qui est allaité, mais quelquefois pour des problèmes liés à
des enfants antérieurs : fausse-couche, avortement, difficultés
pendant la grossesse, mauvais accouchement, et souvent aussi dans
la sphère de la fertilité de leur propre famille. Elles disent
quelquefois qu'elles compensent ainsi le fait que leur soeur est
stérile ou que leur mère a perdu deux enfants".181


180 C. Von Euw, op. cit., p.

181 G; Delaisi de Parseval, "Motivation et dynamique des mères

faisant des dons de lait au lactarium, op. cit., p. 12.
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