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2) La sélection des donneuses.
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Après avoir retracer l'évolution des critères de sélection des
donneuses depuis l'après-guerre, nous pouvons dégager les
conditions actuelles du don par rapport au risque viral.

La sélection des donneuses visait au départ à écarter celles qui
consommaient des médicaments ou des toxiques (alcool, tabac,
drogues,...) et celles présentant une pathologie (tuberculose, syphilis
dans les années 50, hépatite B depuis les années 70 ...).235 Par la
suite, les lactariums ont été confrontés au risque viral: tous les
virus connus sont susceptibles de passer dans le lait. Avant la
décennie 80, l'attention des lactariums se portait essentiellement
sur l'hépatite. ("Toute femme ayant des antécédents d'hépatite
clinique ou étant connue comme ayant contracté une hépatite
biologique était écartée du don de lait, a moins d'avoir la certitude
qu'elle n'était plus porteuse de l'antigène HBs").236 " Vis-à-vis des
autres virus, était également écartée du don de lait toute femme
ayant une infection virale évolutive à type d'herpès, varicelle,
mononucléose ...) et les femmes connues comme virémiques à CMH
(Cyto-Mégalo-Virus).237
De 1980 à 1985, avec l'apparition du SIDA et l'isolement du VIH, les
lactariums ont sélectionné les donneuses " à partir des
connaissances épidémiologiques du moment". Etait écartée du don
"la population considérée comme à risque" initialement circonscrite
aux 4 H (Haïtiens, Hémophiles, Héroïnomanes, Homosexuels).238
Depuis 1985, des tests sérologiques fiables de dépistage du VIH ont


235 M. Voyer, "Les lactariums de France en 1993", Journées de

néonatalogie de Paris, mai 1993: p. 286-291.

236 Ibid.

237 Ibid.

238 Ibid.
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