|
été mis au point. La sélection des donneuses s'est faite à partir du
contrôle de leur séro-négativité, au moins en cours de grossesse.
Les femmes transfusées pendant la grossesse ou en post-partum
(quels que soient les résultats de leurs sérologies) étaient (et sont
toujours) écartées du don de lait.239

On sait aujourd'hui que le lait maternel peut transmettre le sida de
la mère à l'enfant. Selon les méthodes de calculs, les
épidémiologistes situent ce risque de transmission entre 14 % et
25 % dans les pays industrialisés.240 Au début des années 90,
certains lactariums décidaient d'exercer un contrôle de la séro-
négativité vis-à-vis du virus HTLV1 et HTLV2, chez toutes les
donneuses originaires des Antilles, de la Réunion, des Comores et
d'Afrique Noire.
|

b) Les conditions du don et le risque viral.
|

Actuellement, la contamination par le lait maternel concerne le
virus du sida (VIH1 et VIH2), le virus de l'hépatite B ou C, et le
virus HTLV1 et HTLV2241 Les virus sont détruits aux températures


239 Ibid.

240 Le Monde Science et Médecine du 18/5/1994.

241 Le HTVL ( Human T-cell Leukemia Lymphoma Virus) est
présent à l'état endémique dans différentes régions du
monde et notamment aux Caraïbes et en Afrique Noire. Ce
virus est associé à des leucémies et des lymphomes de
l'adulte, ainsi qu'à des neuromyélopathies. Il se transmet par
les rapports sexuels, le sang et le lait. Le Monde du 20 mai

1994.
|