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S'alarmant du déclin général de la pratique de l'allaitement
maternel au sein dans de nombreuses parties du monde,
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations
Unies pour l'Enfance (FISE) ont engagé, depuis la fin des années
1970, des actions visant à maintenir cette pratique et à la revivifier
- là où elle est en déclin-, afin d'améliorer la santé et la nutrition
des nourrissons et des jeunes enfants. Ces organisations ont ainsi
invité les états membres " à prendre des mesures en matière de
publicité relatives aux aliments pour bébés, notamment en édictant
des codes de pratiques publicitaires et une législation appropriées
s'il y a lieu ".250
En ce sens, la Commission des Communautés Européennes a adopté
le 14 mai 1991 une directive concernant les préparations pour
nourrissons et les préparations de suite.251 Cette directive fixe les
régles de composition, d'étiquetage et de commercialisation
conforme aux principes et aux buts formulés par le code
international des substituts du lait maternel, arrété par la 34ème
Assemblée mondiale de la santé, tout en tenant compte des
particularités de droit et de fait existants dans la Communauté.

Les progrès des connaissances médicales ont en effet montré
le rôle protecteur déterminant pour la santé du nourrisson,
du lait maternel qui reste le meilleur aliment pour la

croissance de l'enfant.

250Résolution WH A 27.43: recueil des résolutions et décisions
de l'Assemblée mondiale de la santé et du Conseil exécutif,

volume 2, 4ème édition, Genève, 1981, p 58.

251Directive de la Commission 91/321/CEE du 14 mai 1991
relative aux préparations pour nourrissons et aux

préparations de suite.
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